Résilier son assurance auto : la loi Hamon en pratique
L'assurance auto est obligatoire — mais votre assureur actuel, lui, n'a rien d'obligatoire. Depuis la loi Hamon, changer d'assurance auto est devenu une formalité que le nouvel assureur gère de bout en bout. Les écarts de prix, eux, restent considérables.
La règle
Après 1 an de contrat, vous pouvez résilier à tout moment, sans frais ni motif. La mécanique est verrouillée pour éviter tout trou de couverture (interdit pour un véhicule en circulation) :
- Vous souscrivez le nouveau contrat en indiquant vouloir résilier l'ancien ;
- Le nouvel assureur notifie la résiliation à l'ancien ;
- L'ancien contrat s'éteint 30 jours plus tard, le nouveau prend le relais exactement à cette date ;
- Le trop-perçu de cotisation vous est remboursé.
Avant 1 an de contrat, il reste la résiliation à l'échéance (loi Chatel) et les changements de situation (vente du véhicule, déménagement…).
Ce que la comparaison rapporte
À profil et garanties équivalents, les écarts entre assureurs atteignent couramment 100 à 300 € par an. Deux moments où la comparaison paie particulièrement :
- Quand le malus s'efface ou que le bonus progresse : votre profil s'est amélioré, pas votre tarif actuel.
- Quand le véhicule vieillit : le tous-risques d'une voiture de 10 ans mérite un réexamen face à un tiers étendu — parfois 200 à 400 € d'écart.
Les points de vigilance
- Comparer à garanties égales : franchises, prêt de volant, assistance 0 km, valeur de remplacement — le prix seul ne dit rien.
- Le relevé d'information : l'ancien assureur doit vous le fournir ; le nouveau en a besoin pour reprendre votre bonus. Il se demande en ligne, sous 15 jours.
- Ne jamais résilier soi-même en premier : laissez le nouvel assureur enchaîner les deux contrats sans interruption.
Comme pour l'habitation : dix minutes de comparaison par an suffisent. Le plus dur est d'y penser — c'est précisément le genre de rappel annuel qui rapporte plus qu'il ne coûte.