Carte grise et déménagement : un mois, pas plus
Dans le tourbillon d'un déménagement — électricité, internet, courrier, école — la carte grise passe systématiquement à la trappe. C'est pourtant l'une des rares démarches post-déménagement avec un délai légal et une amende à la clé.
La règle
Vous avez 1 mois après le déménagement pour déclarer la nouvelle adresse sur le certificat d'immatriculation (Code de la route, art. R322-7). Passé ce délai, en cas de contrôle : amende forfaitaire de 135 €.
La démarche vaut pour chaque véhicule du foyer : voiture, moto, remorque de plus de 500 kg… Un foyer à deux voitures fait la démarche deux fois.
La démarche : gratuite et en ligne
Tout se passe sur le site de l'ANTS (l'espace « immatriculation ») — plus aucun guichet en préfecture. Il vous faut : votre numéro d'immatriculation, une pièce d'identité et un justificatif de domicile de moins de 6 mois.
- Les 3 premiers changements d'adresse : gratuits — vous recevez une étiquette autocollante à apposer sur la carte grise.
- Au 4e changement : un nouveau certificat est édité (coût d'acheminement de quelques euros).
Comptez dix minutes, étiquette reçue sous quelques jours.
Pourquoi ça compte au-delà de l'amende
- Les avis de contravention (radars, stationnement) partent à l'adresse de la carte grise : une adresse obsolète, c'est une amende jamais reçue → majorée automatiquement, puis les ennuis (opposition au transfert de la carte grise, saisie sur compte). C'est le scénario le plus coûteux, et il est fréquent.
- L'assurance : une adresse incohérente complique les échanges en cas de sinistre.
- Le contrôle technique et la revente : les documents doivent être cohérents.
Le bon réflexe
Faire la démarche dans la foulée du changement d'adresse postale, la même semaine que l'électricité et internet — tant que le justificatif de domicile tout frais est sous la main. Un déménagement déclenche une cascade d'échéances administratives ; celle-ci est la seule qui envoie une amende à votre ancienne adresse si vous l'oubliez.